Abo
intempéries

Ouragans et inondations font s'envoler la facture des assureurs

Les violentes intempéries qui se sont abattues sur différentes parties du monde en 2024 ont fait s'envoler la facture des assureurs, surtout les ouragans aux Etats-Unis et les inondations en Europe.

Hurrikan Milton
Dommages causés par l'ouragan Milton au stade Tropicana Field à St. Petersburg, Floride. Keystone

Werbung

Cette année, les dommages assurés devraient atteindre 144 milliards de dollars (127,5 milliards de francs), en hausse de 16% comparé à 2023, selon les estimations du réassureur Swiss Re. De ce montant, 135 milliards proviennent de catastrophes naturelles (+17%) et 9 milliards sont d'origine humaine (-7%).
Quant aux dommages économiques dans leur ensemble, ils devraient s'élever à 320 milliards (+6%), dont 310 milliards (+6%) sont la conséquences de catastrophes naturelles, ont détaillé les auteurs de l'étude publiées jeudi.
Rien que les ouragans Helene et Milton, qui ont dévasté la Floride respectivement en septembre et octobre, ont provoqué des dommages assurés d'environ 50 milliards de dollars.
«Avec 1,54 degré Celsius au-dessus de l'ère préindustrielle, 2024 aura été l'année la plus chaude depuis le début des enregistrements» météorologiques, a souligné le Swiss Re Institute, ajoutant que «le réchauffement climatique va renforcer de nombreuses catastrophes naturelles qui ont été observées» cette année.
Les inondations en Europe - avec la tempête Boris en septembre qui a touché l'Europe centrale et les pluies torrentielles ayant ravagé en octobre les région de Valence et Castille-La Manche - ont entraîné les deuxièmes dommages assurés les plus élevés observés dans la région, avec des coûts de 10 milliards. Si l'on ajoute les inondations aux Emirats arabes unis en avril, l'ardoise monte à 13 milliards.

Partner-Inhalte

Hausse continue des coûts

«Le montant des catastrophes naturelles assurées dépasse pour la cinquième année consécutive la barre des 100 milliards de dollars», a averti Balz Grollimund, responsable de ce domaine chez Swiss Re.
Les raisons principales de cette hausse des coûts est la concentration de valeur en zone urbaine, la croissance économique, la hausse des coûts de construction et le changement climatique, a-t-il énuméré. Selon M. Grollimund, «il est donc primordial de faire des investissements dans la protection du climat et l'adaptation aux aléas climatiques une priorité».
En raison de l'accroissement des risques liés aux catastrophes naturelles et de la hausse des prix, «la hausse annuelle de 5% à 7% des dommages assurés va se poursuivre», a prévenu l'économiste en chef de Swiss Re, Jérôme Jean Haegeli. (awp/hzi/ps)

Relevante Themen

Werbung