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rapport Helsana

Les médicaments ont encore alourdi la facture des assureurs en 2024

Les montants déboursés par l'assurance de base en matière de médicaments dans le seul domaine ambulatoire en Suisse ont encore pris l'ascenseur l'an dernier, s'enrobant de 3,6% pour atteindre 9,4 milliards de francs.

Medikamente - Preiserhöhungen
Les coûts des médicaments dans l'assurance de base ont atteint un niveau record en 2024. I Viewfinder - stock.adobe.com

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La facture a progressé de manière plus marquée encore que le nombre de prescriptions ou les volumes écoulés. Le nombre d'achats n'a progressé que de 2,3% et le nombre de boîtes distribuées de 2,9%, indique mardi Helsana à l'occasion de la parution de son rapport annuel sur les dépenses en matière de médicaments. Les auteurs dénoncent une inflation persistante des médicaments nouvellement autorisés, observant une multiplication par près de deux des prix sur la dernière décennie, y compris pour les produits ne présentant pas la moins innovation.
Les coûts se concentrent en outre sur une poignée de préparations particulièrement onéreuses. Au sommet de cette pyramide, les traitements oncologique Keytruda distribué par le new-jersiais Merck Sharp and Dohme, ophtalmique Eylea ainsi qu'anticoagulant Xarelto, commercialisés tous deux par l'allemand Bayer, ont généré à eux seuls une facture de 467 millions de francs.
Le chiffre d'affaires du Xarelto s'est pourtant étiolé de près de 20% suite à l'arrivée en milieu d'année dernière d'un concurrent générique.

Opacité du processus de fixation des prix

Saluant les efforts déployés par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour promouvoir les médicaments génériques ou biosimilaires, Helsana constate que les économies ainsi réalisées plafonnent à 76 millions, bien loin de l'objectif affiché de 250 millions. Les auteurs du rapport préconisent pour contrer l'inexorable hausse des prix d'abandonner les tarifs «de vitrine» artificiels qui servent de base aux négociations entre l'administration et l'industrie pharmaceutique et ajoute encore une couche d'opacité sur le processus d'établissement des prix.

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Une cadence de révision annuelle des prix, au lieu de tous les trois ans, permettrait en outre de faire baisser ceux-ci de manière accélérée. (awp/hzi/ps)

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