Les centres de données font exploser la demande d'assurance
La construction de nouveaux centres de données toujours plus puissants, destinés à soutenir le développement de l'intelligence artificielle, fait s'envoler la demande en couverture d'assurance pour ces structures techniques complexes, dont la valeur se compte en dizaines de milliards de dollars, a indiqué le réassureur Swiss Re vendredi dans une étude.
Le campus du centre de données de Facebook à Luleå, en Suède. Keystone
Les dépenses d'investissement des cinq géants de la tech – Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta (Facebook) et Microsoft – pour les centres de données devraient atteindre 600 milliards de dollars (478 milliards de francs) cette année, en hausse de 36% sur un an, selon l'étude du Swiss Re Institute.
Environ 75% de cette somme, soit 450 milliards, est dépensée dans l'infrastructure physique des centres de données. Les coûts de construction d'un seul site peuvent atteindre 20 milliards, ce montant pouvant s'accroître au fur à mesure que de nouvelles technologies sont installées.
Ces coûts faramineux «occasionnent une demande pour des plafonds de garantie d'assurance très élevés par site», soulignent les experts du réassureur. La demande d'assurance pour ce type d'infrastructure n'a ainsi cessé de progresser, les primes devant atteindre au niveau mondial 24,2 milliards de dollars d'ici 2030, contre 10,6 milliards actuellement.
Certains centres de données se trouvent par ailleurs dans des zones à risques. Plus d'un quart des sites aux Etats-Unis se trouvent ainsi dans des zones touchées au moins 3 jours par an par de fortes tempêtes de grêle. Et 40% des installations se situent dans des régions à risque pour les ouragans.
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Parmi les autres dangers guettant les centres de données se trouvent les dégâts des eaux suite à des pannes de refroidissement, des défaillances dans l'approvisionnement en électricité et des incendies. Le feu a ainsi représenté plus de 40% des pertes financières ces 15 dernières années, alors qu'il n'a représenté qu'environ 10% des incidents, derrière des fuites de liquides. (awp/hzi/ps)