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rapport OFCS

Les annonces de cyberattaques en hausse en 2025

Les annonces de cyberattaques ont continué d'augmenter en 2025. Au total, 64'733 annonces ont été enregistrées, soit 3% de plus qu'en 2024. Les appels par de fausses autorités comptent parmi les arnaques les plus fréquentes.

Florian Schütz
Florian Schütz, directeur de l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS). Keystone

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La grande majorité des annonces proviennent du public, a indiqué Florian Schütz, directeur de l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) lundi devant la presse. Son service a reçu 177 annonces par jour, soit une toutes les 8,4 minutes.
Les tentatives de fraude, comme les appels téléphoniques par de fausses autorités, représentent 55% des cas. «Les arnaques téléphoniques sont en recrudescence avec l'intelligence artificielle», a indiqué M. Schütz. L'hameçonnage, aussi appelé phishing, constitue 19% des annonces.
L'OFCS constate que les attaques prennent des formes de plus en plus précises et sont plus efficaces grâce aux nouvelles technologies. La Suisse est de plus en plus touchée par les réseaux ORB clandestins qui permettent aux pirates informatiques d'infiltrer des appareils.
Les utilisateurs ne se doutent de rien jusqu'à ce que les hackeurs attaquent, parfois bien après l'infiltration. Le groupe de pirates informatiques «Akira», le plus actif en Suisse, a aussi intensifié ses activités en 2025.
Face à cette évolution, des mesures adaptées sont nécessaires, a déclaré le directeur de l'OFCS. «Mais nous ne voulons pas censurer», a-t-il souligné à plusieurs reprises.
Concernant les attaques sur les infrastructures critiques, la Suisse n'est pas plus ciblée qu'ailleurs en Europe, a indiqué M. Schütz. «Ce qu'on a plutôt observé, c'est des tentatives d'utiliser les infrastructures suisses pour cibler d'autres pays», a-t-il expliqué.

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Les exploitants d'infrastructures critiques sont soumis à l'obligation de signaler toute cyberattaque depuis le 1er avril 2025. L'OFCS a reçu 325 signalements depuis.
La plupart proviennent du secteur administratif, d'entreprises de télécommunications et de banques. L'office n'était pas en mesure d'indiquer combien d'entreprises sont soumises à l'obligation de signalement. (awp/hzi/ps)

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