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Le Contrôle fédéral des finances tape sur les doigts de l'OFAS

Le Contrôle fédéral des finances (CDF) met la pression sur l'OFAS pour qu'il améliore d'ici fin 2025 son analyse des risques sur les prestations et la mise en œuvre de la réforme des prestations complémentaires, jugée insuffisante. En réponse, l'office montre les dents, pointant des ressources limitées et des systèmes informatiques défaillants.

Stéphane Rossini
Stéphane Rossini, directeur de l'Office fédéral des assurances sociales OFAS. Keystone

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Le CDF reproche à l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) de ne pas en avoir fait assez depuis ses dernières recommandations en 2018. Dans un audit publié lundi, il déplore l'absence d'un système formalisé basé sur l'analyse des risques liés aux prestations complémentaires dans le cadre de la réforme AVS. Le CDF appelle l'OFAS à changer la donne d'ici la fin de l'année prochaine.
Ce rappel à l'ordre a pour le moins fâché l'office, qui refuse d'appliquer l'ensemble des nouvelles recommandations du CDF. Dans les cantons, le manque de personnel compétent et les systèmes informatiques défaillants constituent les risques les plus grands liés à l'exécution des prestations complémentaires, fait-il remarquer.
Appelée à la rescousse par le CDF, la ministre de l'intérieur Elisabeth Baume-Schneider a corrigé sur certains points la position de l'OFAS, soulignant des capacités limitées. «La mise en oeuvre des mesures dépendra des ressources disponibles, car elles impliquent une surcharge de travail», indique-t-elle dans le rapport.

Année difficile pour l'OFAS

L'OFAS s'est retrouvé sous le feu des projecteurs cet été, après avoir annoncé une erreur de plusieurs milliards dans les projections AVS. Cette mauvaise estimation, due à des formules mathématiques erronées dans un programme de calcul, a suscité un tollé à travers tout le pays. Son directeur, Stéphane Rossini, a annoncé son départ fin octobre, deux mois après cette annonce. (awp/hzi/ps)

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