La santé mentale est un pilier de notre bien-être. AXA effectue chaque année une étude sur la santé mentale afin de constater l’évolution dans ce domaine. Sur les 1000 personnes interrogées en Suisse, une sur quatre a déclaré souffrir de problèmes psychiques, la dépression et les troubles anxieux étant les plus cités (12% et 9%). La tranche d’âge des 18-24 ans est la plus touchée avec 39%, une valeur élevée comparable à celle de l’année précédente (38%). Viennent ensuite les 45-54 ans (30%), suivis des 25-34 ans (25%). Et d’après les réponses qu’ils ont données, les 35-44 ans (23%) ainsi que les 55 ans et plus (19%) sont le moins touchés par les troubles psychiques. Chez les 25-34 ans et chez les 35-44 ans, on constate une amélioration par rapport à l’année dernière (de 36% à 25% pour le premier groupe, de 32% à 23% pour le second), sachant que la santé mentale des personnes de 55 ans et plus s’est légèrement détériorée par rapport à l’année passée (passant de 14% à 19%).
Craintes pour l’avenir et stress dû aux médias sociaux
Quels sont les facteurs qui contribuent à la dégradation de la santé psychique de la population suisse? La majorité des sondés (43%) ont indiqué que l’incertitude quant à l’avenir leur pesait. Les soucis d’ordre financier et la précarité sur le marché du travail sont également source de préoccupation pour 42% d’entre eux. En outre, l’exposition constante à de mauvaises nouvelles dans les médias (35%), les troubles sociaux et politiques (35%) et l’instabilité géopolitique (34%) influent sur le moral des personnes interrogées. On notera également qu’une personne sur quatre (28%) indique que les médias sociaux affectent sa santé psychique.
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Le temps d’écran nuit à la qualité du sommeil
Deux sondés sur trois ont déclaré percevoir l’impact négatif du temps passé devant leur écran sur leur vie quotidienne. Ce taux grimpe même à 93% parmi les 18-24 ans. Avec l’âge, la perception négative du temps d’écran diminue progressivement, mais elle atteint encore 46% chez les 55 ans et plus. Toujours d’après les personnes sondées, le temps d’écran a le plus souvent un effet négatif sur la qualité du sommeil (44%), la concentration (42%), l’activité physique (39%) et l’humeur générale (38%).
L’IA, un interlocuteur en cas de problèmes psychiques
En Suisse, les personnes ayant un problème psychique ne sont pas toutes prêtes à demander de l’aide auprès de professionnels. Les raisons en sont multiples: en premier lieu, 45% des sondés estiment que cela n’est pas nécessaire. Ils sont ensuite 35% à invoquer des problèmes de coûts.
Par ailleurs, plus de la moitié ont indiqué utiliser régulièrement, ou au moins occasionnellement, des applications d’intelligence artificielle pour des sujets liés à la santé mentale (55%). Le plus souvent, les outils d’IA servent à s’informer sur sa santé psychique (37%) ou à trouver des conseils pour aider d’autres personnes sur ce sujet (36%). Enfin, un tiers des personnes interrogées recourent à l’intelligence artificielle pour définir des mesures appropriées afin de prendre soin de leur santé mentale. (AXA/hzi/pg)
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À propos de l’étude
En collaboration avec la société d’étude de marché Ipsos, AXA a interrogé au début de cette année 19 000 personnes âgées de 18 à 75 ans dans 18 pays (dont 1000 en Suisse) à propos de leur bien-être mental au moyen d’un questionnaire en ligne.