Les caisses de chômage voient le but du tunnel à en croire le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), qui affirme que les problèmes techniques intervenus en début d'année après la migration du système informatique sont en grande partie résolus. Des améliorations demeurent cependant nécessaires.
Jérôme Cosandey, chef de la Direction du travail.Keystone
La mise en service du nouveau service de paiement Asal 2.0 avait causé d'importantes perturbations. Les retards dans le versement des indemnités se sont multipliés, tandis que les employés des caisses ont dû mettre les bouchées doubles, enchaînant heures supplémentaires et/ou travail le week-end.
«Nous regrettons profondément que cette situation se soit produite», a ajouté Jérôme Cosandey, chef de la Direction du travail lors d'une conférence de presse, en marge de la publication des chiffres du chômage de juillet.
Le Seco annonce ce jeudi un retour à la normale. Depuis fin juin, tous les problèmes informatiques graves ont été résolus et les versements sont effectués dans les temps.
Selon M. Cosandey, les retards dans le versement des allocations ne sont plus le fait des problèmes techniques, mais de documents manquants, de dossiers complexes ou de délais d'attente prévus par la loi, comme en cas de démission. «Je n'exclus cependant pas des raisons techniques, mais c'est très rare.»
Dans certains cas, les perturbations liées au système Asal pourraient avoir des répercussions indirectes. Ainsi, de nombreuses caisses auraient réduit leurs horaires d'ouverture au public et du standard téléphonique afin de consacrer davantage de temps au traitement des dossiers. Il pourrait donc arriver qu'une personne au chômage ait plus de mal à joindre son conseiller.
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Cette charge de travail a incité les caisses à recruter du personnel supplémentaire, une augmentation de la masse salariale de 15% ou 280 personnes inscrite dans les budgets, selon le responsable au Seco. (awp/hzi/ps)