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Près de 90% de retour à l’emploi après un accident grave

L’année dernière, la Suva a reconnu plus de 480'000 accidents, dont 29'000 cas de blessures très graves ayant entraîné une incapacité de travail de trois mois au minimum.

La Suva accompagne les victimes d'accidents dès le début dans leur retour à la vie quotidienne et à la vie professionnelle.
La Suva accompagne les victimes d'accidents dès le début dans leur retour à la vie quotidienne et à la vie professionnelle. Shutterstock

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Il suffit d’un instant: un faux pas, un moment d’inattention ou un événement imprévu, et c’est l’accident. Le retour à la vie quotidienne et professionnelle ensuite peut s’avérer long et douloureux.
Des études montrent qu’après une incapacité de travail de six mois, les chances de réintégrer le poste de travail diminuent de moitié. Une réinsertion dans les meilleurs délais devient par conséquent primordiale. La Suva soutient les personnes accidentées dès que possible dans leur retour au quotidien puis dans la vie active.

Près d’un accident sur deux entraîne une incapacité de travail

L’année dernière, la Suva a reconnu près de 480'000 accidents. Un cas sur deux environ concernait un accident avec une incapacité de travail supérieure à trois jours. L’incapacité de travail moyenne s’est élevée à 44 jours. Quelque 78 % des personnes accidentées ont pu reprendre leur activité professionnelle dans les trois mois, tandis que 29'000 (6 %) ont subi des blessures très graves ayant entraîné une incapacité de travail de trois mois, voire davantage. Les cas les plus fréquents concernaient des chutes et faux pas avec des blessures aux genoux, aux épaules, aux chevilles et au dos.

Un soutien précoce et intégral

La Suva propose différentes mesures pour aider les personnes accidentées à reprendre les activités quotidiennes et professionnelles. En cas de blessures graves entraînant une absence prolongée et des perspectives incertaines, le Case Management coordonne les traitements médicaux tout au long du processus de guérison, les étapes requises pour le retour au poste de travail ainsi que la collaboration avec les médecins traitants, les employeurs et les autres assurances sociales. Au total, le Case Management a accompagné 2400 personnes l’année dernière. Spécialisées en réadaptation et réinsertion professionnelle après un accident grave, les cliniques de la Suva à Bellikon et à Sion apportent également une importante contribution.

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Le retour à la vie active a abouti dans la grande majorité des cas: 88 % des personnes assurées à la Suva ont pu retrouver un poste après un grave accident. Le taux de réinsertion reste constamment élevé depuis plusieurs années.

Le retour au travail, un gain pour tous

«Outre nos activités de prévention et d’assurance, nous accordons une grande importance à la réinsertion des personnes accidentées dans la vie quotidienne et dans le monde du travail» souligne Barbara Ingold, cheffe de la division traitement des cas à la Suva. «Avec une réinsertion réussie, tout le monde est gagnant: les victimes d’accident retrouvent une certaine qualité de vie et une sécurité financière, les entreprises conservent leur personnel et en parallèle, la baisse du coût des rentes et des indemnités allège le système de primes.»
Une réinsertion est considérée comme réussie dès lors que la personne de retour chez son ancien employeur ou auprès d’un nouvel employeur n’a plus besoin d’une rente d’invalidité ou en perçoit une inférieure à 20 %.

La présence de l’entourage favorise la guérison

Outre l’efficacité du traitement médical et un suivi professionnel, le soutien de la famille, des amis ainsi que de l’employeur et des collègues contribue de manière décisive à la guérison. Un appel, des visites, une compréhension au quotidien ainsi que des échanges positifs apportent du réconfort et aident les patients à surmonter cette épreuve.

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Sandro Michel, ancien sportif professionnel et bobeur, en a fait l’expérience et sait à quel point ce soutien est essentiel après un grave accident. Suite à chute dans le tube de glace en février 2024, sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Il a fallu plusieurs opérations d’urgence pour le maintenir en vie, puis Sandro entamait un long parcours pour retrouver son quotidien. Durant cette période difficile, il a toujours été soutenu par sa famille, ses amis, son employeur ainsi que la Suva. «Je suis extrêmement reconnaissant envers tout mon entourage. Sans cet appui, je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui.» affirme-t-il avec conviction.

«Être là, ça aide.»

L’histoire de Sandro Michel fait partie de la campagne de réinsertion actuellement menée par la Suva: «Être là, ça aide.», dont le but est de montrer comment la famille, les amis, les employeurs et les collègues peuvent aider les personnes accidentées à se réintégrer dans la vie quotidienne et professionnelle. La campagne se déroulera jusqu’à fin septembre à travers différents canaux (TV, en ligne, médias sociaux et imprimés): www.suva.ch/aider. (Suva/hzi/ps)

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