Abo
Étude sur le marché du travail d'Axa

PME et IA partagent une vie quotidienne stable

Les petites et moyennes entreprises (PME) et l'intelligence artificielle (IA) semblent avoir trouvé un terrain d'entente, selon la dernière étude sur le marché du travail des PME signée Axa. Désormais adoptée au quotidien par une large majorité, l'IA s'impose dans les activités quotidiennes sans, pour l'heure, faire craindre de bouleversement majeur, notamment sur l'emploi.

Une grande partie des PME suisses ne s'attend pas à ce que l'IA entraîne un changement fondamental dans le monde du travail.
Une grande partie des PME suisses ne s'attend pas à ce que l'IA entraîne un changement fondamental dans le monde du travail. Unsplash

Werbung

«Trois PME sur quatre utilisent l'IA au quotidien», indique l'étude parue mardi. «Après un bond de croissance enregistré entre 2024 et 2025, passant de 55% à 74%, son adoption s'est stabilisée à ce niveau.»
En plus de son utilisation, sa force de frappe s'est élargie. En effet, «l'IA dépasse de plus en plus le cadre des tâches textuelles. Son utilisation pour l'optimisation des processus est passée de 23 à 35%, celle pour l'analyse de données de 22 à 34%».
En revanche, les applications liées à la clientèle (publicité personnalisée, service client) stagnent, car «la confiance dans l'IA dans le cadre du contact direct avec la clientèle reste limitée», expliquent les auteurs.
A la question des emplois, 47% des PME s'attendent à des gains de temps sans incidence sur le nombre d'emplois. Seules 12% prévoient des suppressions d'effectifs dues à l'IA.
Pas de bouleversement attendu non plus dans la structure de ces entreprises de petite et moyenne tailles, car deux sur trois d'entre elles ne tablent pas sur un changement fondamental de leur environnement de travail, et près des deux tiers ne voient pas la nécessité d'adapter leur modèle économique.
Ainsi, les opportunités semblent l'emporter sur les réticences, «mais la prudence demeure: 41% considèrent l'IA comme une opportunité, contre seulement 15% qui la perçoivent comme une menace. Néanmoins, la majorité (44%) adopte une position neutre et attentiste». (awp/hzi/ps)

Partner-Inhalte

Werbung