Le postulat du PS et du Centre du Valais romand n'est pas parvenu à convaincre la majorité. Le canton n'imitera pas Genève et Vaud.
Lors de la perte d'un emploi et en fonction de sa situation familiale, une personne au chômage perçoit, en Suisse, l'équivalent de 70 à 80% de son ancien revenu, selon si l'on a des enfants à charge ou non.
Dans le cas où cette personne tombe malade durant sa période de chômage, elle continue de percevoir ses indemnités durant 30 jours (ou 44 indemnités cumulées). Ensuite, sans assurance privée perte de gain maladie, elle ne perçoit plus aucune indemnité.
Eviter de tomber dans la précarité
«Or les cotisations pour ce type d'assurance privée et facultative sont très onéreuses, de l'ordre de plusieurs centaines de francs par mois», ont souligné, dans leur postulat commun, Blaise Carron (PS) et Ludivine Luy (Le Centre du Valais romand). «En conséquence, un nombre élevé de bénéficiaires du chômage renoncent à cette assurance hors de prix avec le risque de se retrouver dans une situation très précaire. En revanche, en cas d'accident, les personnes au chômage sont obligatoirement assurées auprès de la Suva.»
Pour remédier à cette situation et ainsi offrir une couverture perte de gain maladie aux personnes au chômage, des cantons comme Genève ou Vaud ont déjà mis sur pied une assurance perte de gain spécifique pour les personnes au chômage. «Les cotisations pour son financement sont prélevées sur les indemnités chômage», ont précisé les deux députés dans leur texte.
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Risque financier trop important
«Cette assurance perte de gain offre l'avantage de leur garantir un revenu sans grever leur budget et leurs ressources financières, puisqu'elles n'ont plus à s'assurer auprès de compagnies d'assurances privées. Le risque de sombrer dans la précarité et/ou d'avoir recours à l'aide sociale sont ainsi limités», ont encore résumé les parlementaires.
Lors du débat, Marco Schnydrig (UDC du Haut-Valais) «a parlé de grand risque financier pour le canton", refusant de suivre la proposition. Aurel Schmid (Le Centre du Haut-Valais) a, lui, rappelé que les cantons de Genève et Vaud «étaient des exceptions." Sébastien Morisod (PLR) et Philipp Loretan (NEO) leur ont emboîté le pas lors de leurs interventions.
La majorité du Parlement a ainsi refusé le postulat par 66 voix contre 61 et 1 abstention. Celui-ci est ainsi classé. (awp/hzi/pg)