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L'initiative sur les loyers de l'Asloca obtient 140'000 paraphes

L'Asloca a obtenu plus de 140'000 signatures pour son initiative sur les loyers. L'association de défense des locataires entend lutter contre les loyers abusifs avec ce texte, et ainsi répondre au ras-le-bol bol des habitants qui peinent de plus en plus à payer leur loyer.

Carlo Sommaruga
Carlo Sommaruga, président de l'Asloca. Keystone

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«Ce grand nombre de signatures témoigne de la colère des locataires dont les loyers explosent pendant que les groupes immobiliers remplissent leurs caisses», a déclaré le président de l'Asloca, le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga (PS/GE). Plusieurs élus de gauche étaient présents mardi lors du dépôt des signatures à Berne.
Les loyers ont augmenté de 25% en vingt ans, ont-ils rappelé. Et près de 40% des locataires consacrent plus d'un tiers de leur revenu au loyer. «Ce n'est pas normal», a déclaré le vice-président de l'Asloca Christian Dandrès (PS/GE).
Les locataires, majoritaires en Suisse, se font avoir et paient en moyenne 360 francs de trop par mois, ce qui pèse lourdement sur leur pouvoir d'achat. Cette hausse généralisée est le résultat d'un dérèglement du droit du bail en faveur des bailleurs, selon les initiants.
Un dérèglement que le Parlement et le Conseil fédéral ont laissé passer. Mais la frustration des locataires augmente. Elle s'est fait sentir durant la campagne autour de l'initiative «Pas de Suisse à 10 millions» qui citait la hausse des loyers comme l'un des problèmes actuels dans le pays, selon M. Sommaruga.

«Passer à l'offensive»

Le texte «Oui à la protection contre les loyers abusifs (initiative sur les loyers)» exige que les loyers se basent sur les coûts effectifs de l'objet loué. Le rendement doit être limité dans la mesure du raisonnable et ne plus être orienté sur la recherche de profit.

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Les initiants veulent aussi un contrôle automatique et régulier des loyers. Aujourd'hui, ce sont les locataires qui doivent activement faire ces démarches. «Il faut aujourd'hui quitter la position défensive des locataires et passer à l'offensive», a déclaré M. Sommaruga.
Il s'agit de la deuxième initiative de l'Asloca qui défend des loyers moins chers. L'initiative pour des loyers abordables avait échoué à 57,1% dans les urnes en 2020.
Quatre ans plus tard, la population a rejeté deux révisions du droit du bail qui auraient donné plus de souplesse aux bailleurs. Elles voulaient rendre les sous-locations plus difficiles pour les locataires et faciliter les résiliations de bail. (awp/hzi/ps)

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