Le projet soumis au vote au Tessin le 14 juin prévoit la création d'une assurance cantonale obligatoire destinée à couvrir les coûts des soins dentaires de base. Cette assurance serait financée par une cotisation supplémentaire à la charge des salariés et des employeurs, complétée par une contribution du canton.
Aujourd'hui, la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal) ne rembourse les soins dentaires que dans des cas particuliers. Les cantons prendraient directement en charge les coûts de la prophylaxie et des soins dentaires pour les groupes de population les plus défavorisés économiquement. Au total, cependant, plus de 90% des coûts resteraient à la charge des patients.
Les modalités de financement de l'assurance devraient, le cas échéant, être fixées ultérieurement. Dans les cantons où la population s'est prononcée sur des initiatives comparables (Vaud, Genève et Neuchâtel), les projets ont été rejetés dans les urnes. Au Tessin, le PS fait partie des partisans de l'initiative.
«Lutter contre les inégalités»
Les inégalités dans l'accès aux soins dentaires doivent être combattues et l'initiative y contribue, affirment les partisans. Une partie considérable de la population ne peut se permettre un traitement adéquat en raison des coûts. Certains y renoncent complètement, d'autres le reportent. Pour les opposants, le canton soutient déjà les personnes particulièrement vulnérables sur le plan économique en matière de soins dentaires, notamment en prenant en charge les frais des bénéficiaires de prestations complémentaires à l'AVS/AI ainsi que de l'aide sociale. L'introduction d'une assurance dentaire obligatoire n'entraînerait donc pas de changements significatifs. (awp/hzi/ps)