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CAT bonds

La demande d'obligations catastrophes reste soutenue

Une forte demande, des spreads stables et un trimestre sans sinistre à ce jour: le marché des obligations catastrophes s'est montré résilient au deuxième trimestre 2026. Les investisseurs se concentrent désormais sur le début de la saison des ouragans dans l'Atlantique.

Au troisième trimestre, c'est surtout le début de la saison des ouragans dans l'Atlantique qui retient l'attention des investisseurs.
Au troisième trimestre, c'est surtout le début de la saison des ouragans dans l'Atlantique qui retient l'attention des investisseurs. gguy - stock.adobe.com

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Le marché des obligations catastrophes (cat bonds) s’est une nouvelle fois révélé être une classe d’actifs robuste au deuxième trimestre 2026, comme le souligne mercredi le gestionnaire de fortune zurichois GAM Investments dans une analyse. Selon cette dernière, la demande est restée forte malgré un volume d’émissions exceptionnellement élevé : pour de nombreuses transactions, elle a nettement dépassé l’offre, sans que la qualité structurelle des obligations n’en pâtisse.

Un marché résilient malgré une forte activité d’émission

Les conditions de marché au deuxième trimestre ont été marquées par un volume d’émissions important et une très bonne demande. Même face à ces volumes d’émissions considérables, le marché a continué de croître sans que la qualité structurelle ne se détériore de manière notable. Les spreads ont continué de se stabiliser à un niveau attractif d’un point de vue historique, et cette classe d’actifs est restée totalement épargnée par les chocs géopolitiques.

Catastrophes naturelles sans incidence sur le marché

Les catastrophes naturelles survenues au cours du dernier trimestre n’ont pas eu d’impact sur le marché des obligations catastrophes. En avril, un séisme de magnitude 7,4 a secoué la côte au large de Miyako, au Japon. Les bâtiments de la région étant pour la plupart parasismiques, aucun dégât majeur n’a été constaté – et le marché n’a donc pas été affecté.

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En juin, une double secousse sismique au Venezuela – deux séismes puissants survenus à peu d’intervalle et à proximité l’un de l’autre – a causé des dégâts considérables dans les zones urbaines et entraîné des pertes économiques importantes. Toutefois, en raison du taux de pénétration relativement faible de l’assurance dans le pays, les sinistres assurés devraient rester limités. Cet événement n’a donc pas non plus eu d’impact sur le marché des obligations catastrophes.
Dans l’ensemble, le trimestre a été marqué par un contexte favorable en matière de catastrophes naturelles : les revenus des coupons sont restés le principal moteur de rendement de cette classe d’actifs.

Saison des ouragans: une activité inférieure à la moyenne attendue dans l'Atlantique

Au troisième trimestre, c’est surtout le début de la saison des ouragans dans l’Atlantique qui retient l’attention des investisseurs. Indépendamment du récent séisme survenu le 17 juillet au large de la côte sud du Mexique, dont les dégâts globaux devraient rester limités, les principales agences de prévision prévoient pour l’Atlantique une activité inférieure à la moyenne, avec moins de tempêtes et d’ouragans nommés que la moyenne à long terme. Cette prévision repose en grande partie sur l'évolution attendue des conditions El Niño, qui, d'après l'expérience, freinent la formation et l'intensification des ouragans atlantiques, en particulier pendant les mois de pointe de la saison.

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Toutefois, les températures de surface de la mer dans l’Atlantique restent supérieures aux moyennes historiques et pourraient compenser en partie l’effet modérateur d’El Niño. Dans l’est et le centre du Pacifique, en revanche, ces mêmes conditions El Niño devraient entraîner une activité cyclonique supérieure à la moyenne – un exemple des effets régionaux divergents de la situation climatique actuelle.
Important pour les investisseurs: les prévisions saisonnières ne constituent pas un indicateur fiable du montant des sinistres assurés. Un seul ouragan de grande ampleur touchant les côtes peut à lui seul causer des sinistres assurés considérables. Cela vaut quel que soit le nombre total de tempêtes qui se formeront au cours de la saison.

Perspectives: la trajectoire de croissance de cette classe d’actifs reste intacte

Pour les mois à venir, nous prévoyons un ralentissement de l’activité de nouvelles émissions jusqu’en juillet, avant qu’elle ne diminue au cours de la saison des ouragans dans l’Atlantique, conformément aux tendances saisonnières historiques. L’élargissement continu du cercle des émetteurs, des domaines de risques couverts et des structures de transaction vient quant à lui renforcer la trajectoire de croissance à long terme de cette classe d’actifs. (cp/hzi/ps)

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