Financement de la 13e rente AVS par la TVA: le non du SSP
Le Syndicat des services publics (SSP) recommande le rejet du financement de la 13e rente AVS par la hausse de la TVA, objet soumis au peuple le 29 novembre. Rien ne justifie un financement supplémentaire à court terme, et la TVA est un impôt antisocial, affirme notamment le SSP pour justifier sa décision.
«La décision n'a pas été facile à prendre»: Rebekka Wyler, secrétaire générale du SSP. Keystone
Celle-ci a été prise samedi lors de l'assemblée des délégués du syndicat à Zurich. «La décision n'a pas été facile à prendre», a résumé la secrétaire générale du SSP, Rebekka Wyler, citée dans un communiqué du syndicat. Au final, l'objet a été rejeté par 22 voix contre 6.
Trois raisons sont à l'origine de cette décision. L'AVS n'a pas besoin d'argent supplémentaire à court terme, pour la 13e rente, parce qu'elle se porte très bien, souligne le SSP. En seulement deux ans, ses bénéfices - plus de 10 milliards - sont supérieurs à ce que rapporterait la hausse envisagée de la TVA en six ans (1,5 milliard par année).
Aussi une question de cohérence
De plus, l'AVS dispose d'une fortune record, de 60,4 milliards de francs, soit l'équivalent de 113% de ses dépenses annuelles. "Il y a de quoi voir venir!", s'est exclamé Christian Dandrès, le président du SSP, lui aussi cité dans le communiqué.
Le syndicat rappelle comme deuxième argument que la TVA est un impôt antisocial. Sa hausse alimenterait en outre l'inflation, alors que l'Indice des prix à la consommation a déjà progressé de 1,5% (état en août 2026) par rapport à la fin de l'année dernière.
Pour le SSP, il s'agit aussi d'une question de cohérence syndicale. "Nous avons mené la campagne pour la 13e rente en affirmant que son entrée en vigueur n'exigerait aucun financement additionnel. Et pour le financement à long terme, nous avons soutenu l'option d'une hausse des cotisations salariales". (awp/hzi/ps)